open menu

Les 4 secrets pour un post viral sur les réseaux sociaux - Analyse sur LinkedIn

 

Notre Agence WEB a analysé plus de quatre mille billets sur LinkedIn dans des groupes suisses francophones.

Bien comprendre comment poster son message dans un groupe est primordial pour amener du trafic sur son blog ou sur son site Internet. Dans cet article, nous allons nous intéresser à la forme du billet, sa longueur, son style, etc. et nous servir de statistiques pour dresser le portrait du post idéal.

Les 4 règles essentielles pour un post viral sur Internet

  • Quel titre choisir ? Longueur entre 80 et 120 caractères, sous forme de question (ou de liste de causes)
  • Structure de l’article ? Longueur entre 1500 à 1800 mots structurés en 4 à 8 parties, avec huit images
  • Comment rédiger ? Ton neutre, objectif, vouvoiement, troisième personne
  • Quand poster ? Le lundi matin très tôt.

performance en fonction du respect des règles

Sur ce premier graphique, est affichée la performance en fonction du respect des 4 règles: plus le nombre d'erreurs et grand, moins le nombre de likes et de comments sont élevés.

Analyse du titre du billet

Évidemment dans tout article, le titre est capital pour susciter l’intérêt du lecteur. Commençons donc notre analyse par sa structure.
 
En termes de longueur, on note une bonne performance des titres ultra courts (20 caractères). Cependant les titres entre 80 et 120 caractères de long affichent un meilleur rendement.

Rédiger un titre entre 100 et 120 caractères est donc la meilleure stratégie.

Forme et structure du titre

Sur ce graphique, les titres sont (non exclusivement) classés en 6 catégories:

  1. Les Howtos, regroupent tous les titres qui expliquent comment faire quelque chose
    (par exemple « Comment faire moins de fautes dans vos textes ? » ou « Comment écrire des titres accrocheurs »)
  2. La seconde catégorie comporte les listes
    («Devenir un Pro d'Outlook: 15 secrets inédits ») 
  3. Dans Chiffres & Stats, sont classés les posts qui contiennent des statistiques ou des sondages
  4. Dans Trucs & astuces, nous trouvons les posts qui livrent directement des secrets.
    Un exemple ? « 5 trucs et astuces pour vous faciliter la gestion de votre page Facebook au quotidien ! »
  5. Dans la catégorie Exclamation, nous trouvons les posts traitant des nouveautés,
    des opportunités et des découvertes
  6. Quant aux deux dernières colonnes, elles représentent les posts
    qui font référence à une source de confianceLa recette du succès selon George Koukis » )

Il apparait donc que la meilleure stratégie pour obtenir le plus de likes possibles serait de rédiger son titre sous forme de question. C’est en effet une bonne approche, mais la catégorie « Trucs & astuces » décroche toutefois plus de commentaires et il est évidemment plus intéressant d’obtenir des commentaires, ne serait-ce que pour alimenter une discussion et nourrir un débat d’idées.

Donc, au lieu d’écrire son titre comme suit …

  • Les Google Glass ne sont plus aussi tendance qu’en 2013

… préférez plutôt

  • 5 raisons pour lesquelles les Google Glass sont boudées par le consommateur
  • Comment comprendre la fin des Google Glass ?
  • Chute de 15% des ventes Google Glass aux USA

Hélas seulement 14% des post ont découvert ce secret. Surtout ne le diffusez pas plus loin...

Longueur & Structure de l’article ciblé

Si nous nous intéressons maintenant à l’article référencé par les posts sur LinkedIn (site WEB distant), nous remarquons que la longueur et la structure de la page WEB influencent sur le feedback des utilisateurs (likes et comments LinkedIn).

Les lecteurs aiment les longs posts : En moyenne, les pages qui comportent entre 1500 à 1800 mots génèrent plus de commentaires et plus de likes.

Quant à la structure de la page, là encore les lecteurs sont exigeants : il faut environ 5 titres (headings HTML) pour les satisfaire. Paradoxalement au-delà de dix titres, les likes sont légèrement plus nombreux (15.55% d’augmentation) mais les commentaires sont en chute.

La meilleure solution reste donc de garder 4 à 8 titres dans ses pages WEB.

Quant aux images, les statistiques nous enseignent que le nombre optimal est de huit illustrations par page du site internet reférencé. Nous pouvons élargir un peu l’intervalle et considérer qu’il faut insérer entre sept à dix images par article.

Penchons-nous maintenant sur le fond de l’article. Après quelques petites requêtes sur l’API d’AlchemyLanguage, nous nous retrouvons avec l’histogramme suivant :

C’est la première fois que les likes et les commentaires ne suivent globalement pas la même répartition : sur les articles aux sentiments extrêmes (positifs et négatifs), la quantité de likes est plus élevée. À l’inverse, les post qui sont neutres génèrent plus de commentaires (12.51% d’augmentation moyenne).

Toutefois, nous recommandons de rédiger des articles neutres : en présentant un point de vue objectif, les auditeurs se forgent leur propre avis et sont plus enclins à commenter. Le but est plus de proposer une réflexion que de générer des likes avec des sujets polémiques.

Jour et heure de publication sur les média sociaux

Sur l'histogramme de droite, nous remarquons que les billets postés le lundi sont plus efficaces en termes de likes et de comments. Contre toute attente, le dimanche obtient le second meilleur résultat:

Sur ce second graphique, on remarque un bon rendement le soir, après 18h. Cette augmentation s’explique notamment par un pic de likes et de comments le dimanche soir qui tend la statistique à afficher un bon résultat moyen les soirs, alors qu’il est l’exception.

Évidemment, nous notons les trois différents pics (courbe grise) qui correspondent au début de la journée, à la pause de midi et à la soirée.

En somme le meilleur moment pour publier est le dimanche soir, voire le lundi matin … à six heures.

Complexité sémantique & style de rédaction

L'index Flesch-Kincaid

L'indice F-K (pour « Flesch-Kincaid ») se repose sur la quantité de syllabes dans chaque mot ainsi que leur longueur. Plus nous nous rapprochons de zéro, plus le texte est compliqué à lire et plus il croît, plus il est simple. Ainsi un score de plus 90 indique que le document est lisible par un enfant de 11 ans. Un niveau de 60-80 représente un texte normal. Entre 40 à 60 nous sommes dans une catégorie de lisibilité jugée difficile et technique. En dessous de 20, la complexité augmente encore et s’adresse uniquement à des spécialistes.

De retour depuis le passé

Utilisée par l’armée américaine dans les années 70, l’indice F-K permet de mesurer la complexité d’un texte. L’objectif était de garantir que les manuels d’utilisations militaires soit les plus simples à lire.

Ici, nous allons utiliser cet outil pour qualifier la complexité des articles que nous avons récoltés.

Au premier coup d’œil nous remarquons un pic autour de la valeur F-K 100. Mais si nous regardons mieux, nous voyons apparaitre deux gaussiennes : la première, plus modeste, a son maximum à l’indice moyen F-K 30.

LinkedIn étant un réseau professionnel, nous nous attendions à voir un pic rentable sur les textes complexes mais la seconde courbe normale nous indique que… plus c’est simple, mieux c’est.

Ainsi mieux vaut un texte clair et facile à lire que des phrases trop compliquées, car nous obtenons plus de likes et plus de comments avec une syntaxe plus simple.

Style d'écriture sur LinkedIn

Finalement, penchons-nous sur le style d’écriture : nous remarquons que moins de 8% des billets sont écrits à la première personne (essentiellement des billets de présentation, d’introduction au groupe ou de propositions de services), tandis que la grosse majorité des textes est rédigée à la troisième personne.

Quant au vouvoiement, il semble de rigueur sur la plateforme sociale : mois de 7% des posts tutoient leur audience.

Détails techniques

Pour ceux qui se demandent comment ces données ont été parsées, ce chapitre est pour vous.
Rentrons dans le vif du sujet en termes de data mining et de programmation.

Data mining: préparation du terrain

Il existe de nombreuses API pour lancer des requêtes à la base de données de LinkedIn avec des méthodes préconçues. Comme nous aurons besoin de faire des requêtes spécifiques, préférons interroger directement la plateforme avec des requêtes XML.

Pour l’authentification oAuth de l’API, nous allons nous appuyer sur la bibliothèque Scribe et sur le parser XML fourni dans le package JAVAX. En terme de performance nous arrivons à processer les ~4'500 posts en 3min 30 selon la bande passante disponible.

Analyse syntaxique

Nous nous servirons ensuite d’une bibliothèque d’analyse syntaxique : choisissons Alchemy API qui a le mérite d’être rapidement déployable (des queries JSON accessibles aux travers d’une API disponible dans tous les langages standards).

Deux mesures de performance

Les deux outils de mesure (metrics) les plus facilement utilisables sont la quantité de likes et la quantité de commentaires apportés aux posts sur LinkedIn. En première approximation, on aurait pu fusionner ces deux données pour obtenir une seule mesure de performance, mais il est plus judicieux de travailler avec deux variables distinctes. Nous avons vu d’ailleurs qu’il est parfois intéressant de dissocier les comments des likes et c'est pourquoi nous avons à chaque fois affiché les deux performances simultanément.

Vous avez aimé? Qu'attendez-vous?

Vous désirez déleguer votre statégie e-marketing?

Vous avez besoin d'un coup de main pour votre présence online?

Contactez-nous gratuitement

Ajouter un commentaire


5+14=